Et puis, des fois, j'me dis que ça sert à rien. De lutter. Et lutter pourquoi? Personne n'a de réponse, bien évidement. J'ai jamais écrit de longs textes comme ça, pour le balancer sur n'importe quel blog comme ça. J'me sentais sûrement trop supérieure pour ça. Parce ce qu'après tout à quoi ça peut bien servir? C'est pas en lisant des phrases minables que les gens comprendront ma vie. Peut-être qu'au fond de moi, j'en ai jamais eu réèllement envie. Mais qu'importe. Là, tout de suite, j'me dis qu'il va falloir que j'écrive encore un bon paquet de lignes pour que personne ne lise ça. C'est ridicule, sûrement. Mais j'ai tellement de manières ridicules. J'ai peur du noir, je ne sais pas dans quel sens s'ouvre les portes, j'ai du mal à faire mes lacets, je ne peux pas m'empêcher de bouffer mes stylos, j'ai une putain de mémoire sélective, j'arrive pas à boire de l'eau quand on me fait rigoler, je déteste prendre le bus avec des gens, je ne travaille que dans mon lit, tous les dimanches je mange des pancakes avec du sirop d'érable, j'ai un journal intime, je chante tout le temps chez moi, j'ai abandonné les cours de japonnais, quand j'étais petite, j'étais persuadée d'être une sorcière, je regarde presque jamais la télé, je suis obligée de garder des souvenirs de n'importe quoi, j'ai peur d'oublier. Tout. Mes amis, ma famille, mes histoires à la con, mes voyages, j'ai aussi peur d'oublier que la première fille que j'ai embrassé, c'est Annabelle, en maternelle, que j'avais perdu mon taille-crayon à la bibliothèque, que je pensais mourir parce que j'avais manger des framboises ramassées par terre, des dimanches matins passés dans le lit de papa et maman, de quand ma mère m'a enfermé dans les toilettes parce que j'avais mordu Anne, de quand je cherchais derrière les portes ma mère alors qu'elle était à la maternité, quand je descendai voir Doète et Jérémy, quand je m'étais coincé la tête dans les barreau de la rampe d'escalier de chez les grands-parents, quand Jérémy avais mis des feuilles de menthes dans mon lit et du dentifrice dans les cheveux d'Anne, quand j'ai vu Adrien pour la 1ère fois, la 1ère fois que j'ai vu Alice Aux Pays Des Merveilles, quand j'ai eu mon 1er billet de 100¤, quand on été allées chercher le poney en plastique de Marianne, au fond du puit, quand Papy nous disputait parce qu'on avait oublié le sécateur dans les bois, quand j'ai emménager dans la maison, quand j'ai rencontré Panic At The Disco, ma classe audio-visuel, de la rencontre de Célia, etc... Qui, au fond, est au courant de tout ça? Et qui ça interesse vraiment? J'ai été déjà heureuse. Pourquoi ça continuerait pas? Tout le monde se prend trop la tête. Moi comprise.
"mais si la fascination que te produis le sourire de *, la tentation que te provoque les levres de *, l'hesitation que te provoque la timidité de * et la revelation que ta provoquer la rencontre de * est plus fort c'est chaud!" Floriane <3
"mais si la fascination que te produis le sourire de *, la tentation que te provoque les levres de *, l'hesitation que te provoque la timidité de * et la revelation que ta provoquer la rencontre de * est plus fort c'est chaud!" Floriane <3
